Présentation

Le Lab-STICC est le Laboratoire des Sciences et Techniques de l'Information, de la Communication et de la Connaissance. Il est présent sur les villes de Brest, Quimper, Lorient et Vannes.

Son adresse officielle est :

Technopole Brest-Iroise
CS 83818
29238 Brest Cedex 3
FRANCE

Le secrétariat général (assuré par Mme Marie-Dominique Pazat) peut être contacté aux coordonnées suivantes :

Email: md.pazat@telecom-bretagne.eu
Tel. +33 (0)2 29 00 11 11
Fax: +33 (0)2 29 00 10 00

Contexte historique

Dès 2004, la constatation a été faite que la Bretagne Océane disposait d’importantes forces de recherche académiques dans le domaine des STIC, à travers de nombreux laboratoires rattachés aux Universités et Ecoles d’ingénieurs. Mais ces forces étaient très dispersées. D’autre part, la tendance était déjà, de plus en plus, aux recherches transversales, par conséquent multidisciplinaires, exigeant des moyens et des compétences que des Unités de taille moyenne ne pouvaient posséder en propre.

Cette première étape de structuration a été confortée par la volonté du CNRS et des Tutelles de regrouper diverses Unités CNRS (LEST, TAMCIC, LESTER). Les discussions entre la Direction du CNRS, les Tutelles et les Directions de ces Unités ont abouti à la naissance du Lab-STICC en janvier 2008. Le laboratoire a ainsi été créé avec la volonté de construire un pôle de référence autour de son projet fédérateur :

« Des capteurs à la connaissance : communiquer et décider ».

Organisation scientifique

Le laboratoire a été, dès sa création, organisé en trois pôles scientifiques : MOM (Microondes, Optoélectronique et Matériaux), CACS (Communications, Architectures, Circuits et Systèmes), CID (Connaissance, Information, Décision). Chacun des pôles est multi site et multi établissement. Les trois pôles structurent la recherche du laboratoire mais ne la cloisonnent pas. Les interactions entre les chercheurs des différents pôles sont nombreuses, s’appuyant notamment sur les coopérations qui existaient de longue date.

Résultat d’un réel effort de structuration de la recherche en STIC en Bretagne Océane, le laboratoire a, de par sa taille, sa cohérence scientifique, l’excellence de ses équipes, et le soutien constant des Tutelles (CNRS et Etablissements) et de la Région Bretagne, immédiatement exercé une forte attractivité sur la communauté scientifique. Cette attractivité a conduit à son extension en 2012 à de nouvelles forces de recherche issues de l’ENIB, de l’ENSTA Bretagne et de l’UBO. Bien que représentant une augmentation de plus de 40% des effectifs chercheur et enseignant-chercheur, cette extension n’a pas remis en cause la structure scientifique du laboratoire : les nouveaux entrants sont venus renforcer les pôles MOM, CACS et CID en y apportant des compétences complémentaires ou en y consolidant les compétences existantes.

Le Lab-STICC (Laboratoire des Sciences et Techniques de l’Information, de la Communication et de la Connaissance - UMR 6285) est maintenant une Unité de recherche inter-établissements (CNRS, Télécom-Bretagne, UBO, UBS, ENIB, ENSTA Bretagne) comprenant près de 600 personnes. Le laboratoire est rattaché à l’INS2I en tant qu’ Institut principal et à l’INSIS en tant qu’institut secondaire. Il regroupe des compétences de très haut niveau en communications numériques, traitement du signal, micro-ondes, optoélectronique, matériaux, systèmes embarqués, électronique, informatique, et sciences de la connaissance.

L' Etablissement porteur est Telecom Bretagne. Le Lab- STICC a été dirigé de 2008 à 2013 par Alain Hillion (Telecom Bretagne).

Gilles Coppin (Telecom Bretagne) est le Directeur de l’Unité.

Les pôles, les équipes et les projets transverses

Les pôles du laboratoire sont définis à la fois comme des instruments de gouvernance, mais aussi comme des entités permettant d’établir une cohérence scientifique sur les grands domaines couverts par le Lab-STICC

  • Le Pôle MOM recouvre une partie du spectre dédiée aux "couches basses", à la physique et la maîtrise des capteurs. Il correspond principalement à des activités rattachées à la section 8 du CNRS.
  • Le Pôle CACS traite globalement de l’architecture matérielle ou logicielle des traitements algorithmiques et des dispositifs associés. Il est principalement rattaché à la section 7 du CNRS.
  • Le Pôle CID couvre les "couches hautes" du traitement de signal et du traitement de données, allant jusqu’à l’étude des interactions homme-machine et de l’évaluation ergonomique des systèmes. Il correspond à la section 7 mais également 26 du CNRS.

Le Laboratoire a souhaité, au delà de cette découpe disciplinaire et par domaine, identifier dans le laboratoire des programmes transverses. La recherche, de façon générale, mais peut-être plus encore dans le domaine des STIC, a vu ses enjeux se transformer et s’élargir à des défis sociétaux et fortement interdisciplinaires. Le large spectre disciplinaire du Lab-STICC et son attachement à une recherche appliquée souvent motivée par des contextes industriels ou opérationnels réels ont tout naturellement conduit à répondre à cette évolution et à mettre en place un ensemble de programmes transverses qui à la fois consolident les liens entre équipes et pôles, et permettent de fédérer les compétences autour de grandes thématiques telles que :

  • les dispositifs d’assistance aux personnes dépendantes : programme HAAL (Human Ambient Assisted Living)
  • la cybersécurité et la cyberdéfense : programme CyruS
  • le domaine STIC et Mer : programme ICTO (ICT and Ocean)
  • les nouveaux modes de représentation et de traitement de l’information pour l’intelligence artificielle : programme (NeuCod) Codage Neural
  • plus recemment les systèmes de drones : programmes Drones

Ces programmes seront décrits en détail par ailleurs sur ce site. On notera ici qu’ils contribuent de façon très significative, sinon majeure, à l’identité du laboratoire, notamment vis-à-vis des grands organismes et acteurs institutionnels de la recherche.

Cette structure à la fois disciplinaire et interdisciplinaire est représentée sur la figure ci-dessous, qui met en évidence les trois pôles et leurs équipes, ainsi que les programmes sous la forme de cercles traversant les trois dimensions principales de la structure disciplinaire.

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Gouvernance

Le bureau et son fonctionnement : le laboratoire est piloté par un bureau qui est constitué du directeur, du directeur-adjoint, du conseiller scientifique, des directeurs de site et des responsables des trois pôles de l’Unité, ainsi que de deux chargés de mission responsables de la communication et des relations internationales. L’ensemble des établissements et des axes scientifiques de l’Unité y est donc représenté. Le bureau se réunit toutes les deux semaines. Il joue le rôle exécutif dans la gouvernance, et est notamment en charge de l’analyse et la validation des demandes d’intégration, de la gestion des campagnes de demandes de thèses et post-doctorants, et plus généralement du pilotage scientifique et organisationnel du laboratoire.

Le Conseil de Laboratoire : le Conseil de Laboratoire se réunit entre 3 et 4 fois par an et peut également être consulté par voie électronique. La composition du Conseil (dont les détails sont précisés dans le règlement intérieur de l’Unité) garantit la représentativité des établissements et des différentes catégories professionnelles du laboratoire, ainsi que de ses différentes sensibilités scientifiques. Le Conseil de Laboratoire est systématiquement consulté sur les décisions stratégiques relatives à la gouvernance ou la structuration du laboratoire, telles que la création ou les modifications d’équipes.

Le Conseil scientifique : un Conseil scientifique interne, constitué du Conseiller scientifique du laboratoire, des trois responsables de pôle et du directeur de l’Unité a été mis en place. Il a pour objectif de mener une discussion régulière sur la cohérence, la dynamique et la stratégie scientifique du laboratoire. Ce Conseil est mobilisé pour l’analyse et le classement des propositions de thèses lors des di↵érentes campagnes annuelles de thèses. Sans redondance avec les autres instruments de gouvernance, ce Conseil permet d’analyser plus en profondeur certaines thématiques développées dans les équipes, afin de préparer les discussions plus générales en bureau ou en Conseil de Laboratoire.

Le règlement intérieur : le règlement intérieur, a été finalisé en récemment. Il précise les conditions de vie ainsi que les droits et devoirs des chercheurs sur les différents sites du laboratoire.

Les assemblées générales : le Lab-STICC organise une assemblée générale "en présentiel" une fois par an, compte tenu de la distribution géographique et la taille du laboratoire. La totalité des établissements impliqués dans le laboratoire organisent en relais des assemblées générales "locales" à leur niveau de façon à faire circuler et remonter les informations auprès de l’ensemble des personnels.

Les rencontres bureau - chefs d’équipe : Depuis 2012, le Laboratoire a mis en place des rencontres régulières (minimalement bi-annuelles) entre le bureau de l’Unité et les responsables d’équipe.

Le Comité de suivi et d’orientation (COS) : Le Comité de Suivi et d’Orientation, qui regroupe l’ensemble des tutelles et partenaires du laboratoire permet d’évaluer de façon régulière les grands axes de la stratégie scientifique du laboratoire et ses modes de fonctionnement. Il s’est réuni en Juin 2014 et en Septembre 2015 et est destiné à être programmé de façon régulière tous les ans.

Dialogue de gestion approfondi : en complément du Comité de suivi et d’orientation, le Laboratoire a mis en place, sous l’impulsion du CNRS, une rencontre de Dialogue de gestion approfondi, correspondant au volet "qualitatif" et budgétaire du COS

Effectifs

Au mois de juin 2015, les effectifs du laboratoire sont les suivants :

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Les faits marquants de l’Unité (2010-2015)

L’activité scientifique du Laboratoire durant le quinquennal a été très riche et cela au niveau des trois pôles MOM, CACS et CID avec de nombreux points remarquables.

Concernant le pôle MOM les éléments suivants traduisent la qualité, le dynamisme à l’international et le rayonnement des actions menées au sein des équipes du Pôle.

  • —  URSI Issac Koga Gold Medal, Triennium 2014-2016, Union Radio Scientifique Internationale (F. P. Andriulli)

  • —  Grand Prix de l’Electronique Général Ferrié, 2013 (P. Pagani)

  • —  Partenariat avec Cranfield University (UK) : au travers d’actions Franco-Britanniques, avec d’une part les projets MCM-ITP (Materials and Components for Missiles, Innovation and Technology Partnership), PYRANA et COBRA, et avec d’autre part la thèse DGA/DSTL, DIM s’est inscrit dans une collaboration fructueuse avec Cranfield University. Il s’agit d’activités stratégiques portées par la France et le Royaume Uni portant sur les antennes 3D pour les radars et les auto-directeurs de missiles pour la défense. Dans ce cadre et grâce à une délégation DGA, Y. Quéré a séjourné 6 mois, d’avril à octobre 2015, sur le campus de Shrivenham de l’Université de Cranfield.

  • —  Partenariat Thales/CNRS avec l’Inde : Thales en partenariat avec le CNRS, l’ANRT et le Lab-STICC met en place une collaboration de grande ampleur avec l’Inde. Dans ce cadre, plusieurs thèses en co-tutelle entre le Lab-STICC et des instituts de recherche à Bangalore, Bombay et Delhi démarreront fin 2015 / début 2016. L’équipe DIM a été choisie pour travailler avec l’IISC Bangalore sur la conception d’antenne “Advanced concepts for mastering radiation pattern of VWB antennas”. L’opération doit être renouvelée plusieurs années de suite.

Le pôle CACS a développé une activité très significative autour du standard DVD et de la 5G durant le quinquennal. Plusieurs partenariats et programmes de recherche ambitieux ont également été menés. Les faits marquants ci-dessous soulignent le haut niveau des activités scientifiques et le rayonnement des membres des équipes du pôle.

  • —  Advanced ERC grant Neucod. Ce programme de recherche vise à identifier et exploiter les fortes analogies observées entre la structure et les propriétés du cortex cérébral, et celles des décodeurs correcteurs d’erreurs modernes. Fortement interdisciplinaire, Neucod associe théorie de l’information, informatique, électronique et neurosciences.

  • —  Projet européen METIS. Le Lab-STICC est le seul laboratoire français intégré à ce grand projet (ship project) de la CEE sur la 5G.

  • —  Accord cadre DGA sur les études, analyses et expérimentations de systèmes de télécommunications navales. Le Lab-STICC est reconnu comme la référence nationale pour les activités liées aux systèmes de télécommunications navales.

  • —  Participation à 50 comités de programme de conférences sur le quinquennat (dont deux nouvelles conférences créées par le pôle). Bien qu’il s’agisse parfois de petits évènements, leur agglomération montre l’implication très forte des membres du laboratoires dans la communauté scientifique internationale.

  • —  Brevet majeur du standard DVB. Le standard de diffusion télévision terrestre (fixe et mobile) a récemment adopté l’utilisation de constellations tournées proposées par le la- boratoire. Ce brevet est considéré comme l’un des brevets majeurs du standard.

Enfin, le pôle CID a également été très actif dans les domaines de l’organisation d’évène- ments scientifiques, de la dissémination de plateforme d’expérimentation et dans la mise en place de programme de recherche innovants. Ces contributions ont été significatives et soutenues durant tout le quinquennal. Les faits marquants ci-dessous illustrent la qualité des travaux menés au sein des équipes.

  • —  Création et coordination de la Task Force "Evaluation and Quality" (IEEE Data Mining and Big Data Analytics Technical Committee, 2011) dans l’équipe DECIDE.

  • —  Organisation du GRETSI à Brest en 2013 par l’équipe TOMS.

  • —  Création du laboratoire commun cyber sécurité avec Airbus Defense (2012), implication dans le Pôle d’Excellence Cyber et création de la chaire "cybersécurité des systèmes navals" avec DCNS, Thales et l’Ecole Navale (2014) pour les équipe SFIIS et DECIDE.

  • —  Prix R.E. Moor en 2012 pour les travaux de Luc Jaulin (équipe IHSEV)

  • —  Finalisation de la plateforme diviz (devenue un outil de référence dans la communauté d’Aide Multi Critère à la Décision - AMCD).

Exemple de productions scientifiques marquantes

1 - Choqueuse, V. ; Marazin, M. ; Collin, L. ; Yao, K.C. ; Burel, G., "Blind Recognition of Linear Space–Time Block Codes : A Likelihood-Based Approach," in Signal Processing, IEEE Transactions on, vol.58, no.3, pp.1290-1299, March 2010. Cette publication illustre la compétence du laboratoire dans le domaine de l’identification autodidacte de système de communications. Il s’agit d’un domaine de recherche pointu lié à des applications de défense.

2 - Gomez-Barquero, D. ; Douillard, C. ; Moss, P. ; Mignone, V., "DVB-NGH : The Next Generation of Digital Broadcast Services to Handheld Devices," in Broadcasting, IEEE Transactions on , vol.60, no.2, pp.246-257, June 2014. Il s’agit d’un article récapitulant les principales caractéristiques du standard DVB-NGH. Il s’agit du futur standard de diffusion de télévision numérique en situation de mobilité. Certaines caractéristiques de ce standard ont été développés au sein du lab-STICC et ont été intégrés dans le pool des brevets majeurs lié à ce standard.

3 - Gripon, V. ; Berrou, C., "Sparse Neural Networks With Large Learning Diversity," in Neural Networks, IEEE Transactions on, vol.22, no.7, pp.1087-1096, July 2011. Il s’agit de l’article fondateur décrivant une nouvelle forme de réseau de neurones. Cette technique a été le support d’un ERC et d’un projet COMINLabs.

4 - S. Guillet, F. De Lamotte, N. Le Griguer, E. Rutten, G. Gogniat and J-Ph. Diguet. "Extending UML/MARTE to support Discrete Controller Synthesis, application to Recongurable Systems-on-Chip modeling", ACM Trans. on Reconfigurable Techno- logy and Systems, 2014.Vol. 7 No. 3, Aug. 2014. Cette publication est représentative du travail de MOCS puisqu’il s’agit d’un résultat majeur du projet FAMOUS qui a per- mis de démontrer l’utilisation de l’Ingénierie Dirigée par les Modèles pour la réalisation d’outil de conception de systèmes logiciel/matériel adaptatifs réellement mis en oeuvre sur FPGA dans un contexte applicatif de traitement d’images.

5 - Kuhn, V., Seguin, F., Lahuec, C., Person, Ch., “A multi-band stacked RF energy harvester with RF-to-DC eciency up to 84%”, IEEE Transactions on Microwave Theory, issue 99, volume 06,avril 2015. Ce papier fait état des travaux réalisés sur un système de récupération d’énergie radiofréquence adaptatif, pour l’alimentation de réseau de capteurs sans fils et autonomes. Ce papier a été publié dans une revue présentant un Impact factor élevé de 2,243. Il s’agit de la première publication de l’équipe sur un sujet nouveau et d’actualité.

6 - Laur, V., Queffelec, P., Rasoanoavy, F., Lebedev, G., Viala, B., Pham Thi, M., “Microwave magnetoelectric couplings in FeCoB/piezoelectric bilayers”, IEEE Trans. Magnetics, Vol. 49, n°3, pp. 1060-1063, mars 2013. Mise en évidence expérimentale d’un effet magnétoélectrique intense sur des structures multicouches couche mince magnétostrictive/monocristal piézoélectrique.

7 - Baussard, A., Rochdi, M., Ali Khenchaf, A., "PO/MEC-based scattering model for complex objects on a sea surface." Progress In Electromagnetics Research 111 (2011) : 229-251. Proposition d’une méthodologie de calcul de la signature électromagné- tique d’objets complexes en mer. La démarche proposée est basée sur une combinaison de la méthode de l’optique géométrique, de l’optique physique et la méthode des courants équivalents. Les résultats obtenus ont été utilisés pour générer des images SAR d’une zone de mer en présence de cibles. Ce travail illustre une problématique d’intérêt combinant les aspects déterministes (objets) aux phénomènes aléatoires (surface de mer).

8 - Aguilar-Melchor, C., Fau, S., Fontaine, C., Gogniat, G., Sirdey, R., "Recent advances in homomorphic encryption : a possible future for signal processing in the encryp- ted domain" IEEE Signal Processing Magazine, Number 2, Volume 30, pp. 108-117 (2013), special issue "Signal Processing in the Encrypted Domain : When Crypto- graphy Meets Signal Processing". Cette publication présente la première proposition au monde d’une plate-forme de développement avec un front-end de compilation pour le chirement homomorphe, permettant d’opérer des traitements sur des données chirées (mécanisme clé de la sécurisation du Cloud) et est représentative du positionnement du laboratoire dans le domaine de la cybersécurité. Elle met également en exergue l’intérêt de la collaboration entre équipes du laboratoire au sein du programme transverse CyruS.

9 - Bertrand, A., Grados, D., Colas,F., Bertrand,S., Capet,X., Chaigneau,A., Vargas,G., Mousseigne, A., and Fablet., R., Broad impacts of fine- scale dynamics on seascape structure from zooplankton to seabirds. Nature Communications, 5 :5239, October 2014. Cette publication, d’impact facteur important, est emblématique des collabora- tions qui peuvent se mettre en place dans le domaine STIC et Mer, notamment via le programme transverse ICTO

10 - Coppin, G., Legras. F., Autonomy spectrum and performance perception issues in swarms supervisory control. Proceedings of the IEEE, 100(3) :590–603, March 2012. Cette publication dans une revue à fort impact a contribué à stimuler l’activité relative aux systèmes autonomes et à positionner le laboratoire de façon visible dans le domaine, au niveau international.

Laboratoires communs

Via ses établissements, le Lab-STICC a mis en place ces dernière années plusieurs laboratoires communs de recherche avec différents partenaires industriels.

ATOL (Aeronautics Technico Operational Lab) : ce laboratoire associe Thales Systèmes Aéroportés (TSA) - Thales Underwater Systems (TUS) - Ecole Navale et Télécom Bretagne. Cette initiative, lancée en 2008 et renforcée en termes de ressources en 2013, a permis de monter et obtenir plusieurs projets collaboratifs (de type ITEA notamment) et est soutenue financièrement par la société Thales au niveau de 100 k euros annuels et de une ou deux thèses CIFRE par an. Ce laboratoire est destiné à mener des recherches en sciences cognitives et interaction homme-machine pour l’innovation des systèmes de mission. Il est géré par un comité de pilotage et ses travaux font l’objet d’une road-map à quatre ans, renouvelable et actualisée chaque année. Les grands thèmes de la road- map 2013 - 2016 sont la visualisation de masses de données en 3D, la réalité augmentée appliquée aux systèmes de mission, la reconnaissance de gestes 3D et l’intégration des facteurs humains dans l’ingénierie système. Le bilan quantitatif des activités d’ATOL sur la période 2010 - 2015 fait état de 5 thèses soutenues, de 5 projets européens et d’un projet FUI, d’un brevet et de nombreux stages et projets d’étudiants.

CLAPOT (Common Laboratory for Acquisition of Potential Oceanic Technologies) : créé en 2009 avec Thales Underwater Systems, ce laboratoire de recherche porte sur l’utili- sation coordonnée de groupes de robots pour réaliser des opérations de lutte contre les mines marines, de leur détection à leur neutralisation. La création de meutes de drones autonomes et parfaitement coordonnés est avant-gardiste et très ambitieuse. Sur cette thématique, les travaux du laboratoire CLAPOT ont été concrétisés par la soutenance en décembre 2013 de la thèse de Thomas Sousselier, ancien élève de l’ENSTA Bretagne. Cette thèse intitulée « conception et la validation d’un algorithme de mise en formation d’essaim de micro-robots sous-marins auto-organisés » montre le potentiel de la robo- tique de groupe en recherche de mines marines.

SPARTE : ce laboratoire commun entre l’ENSTA Bretagne et la société iXBlue a été créé en 2012 autour des activités d’imageries acoustiques et de positionnement. L’activité du laboratoire SPARTE repose principalement sur des travaux de thèse et sur le projet d’étude DGA Rapid MUSE (Multi Usage Sonar Elements). Deux thèses CIFRE contribuent à SPARTE, l’une lancée fin 2013 sur l’optimisation de systèmes métrologiques sous-marins grand fonds et l’autre fin 2012 sur le recalage de véhicule en sous-bois grâce au laser topographique en cas de masquage GPS dont l’un des premiers résultats est le dépôt d’un brevet commun sur le calibrage d’un système laser monté sur véhicule. Les algorithmes conçus et développés spécifiquement pour les antennes sonar modulaires «génériques» de MUSE ont montré, pour leurs premières évaluations en mer, des résultats très satisfaisants. Les fonctions évaluées portent sur la mesure de vitesse par moyens acoustiques, l’amélioration de la résolution des sondeurs multifaisceaux, la reprise de vue des véhicules sous-marins, le suivi du fond par un sonar de l’avant et l’estimation des profils de bathycélérité.

CALIPSO (Common Advanced Laboratory for Integrated Processing of Signal Observa- tion) avec Thales Systèmes Aéroportés : l’objectif de Thales et de l’ENSTA Bretagne au sein du laboratoire commun CALIPSO, créé en 2009, est l’étude conjointe de thèmes pouvant donner lieu à des innovations techniques dans le domaine des systèmes embarqués (à des fins de guerre électronique ou patrouille maritime de surveillance côtière) et plus particulièrement d’évaluer l’apport du génie logiciel et du traitement du signal dans ce cadre. Le domaine de recherche couvert par CALIPSO vise la mise au point de systèmes aéroportés par l’utilisation de l’ingénierie des modèles, de l’informatique embarquée, de la connaissance du spectre électromagnétique, de la modélisation et du traitement de l’information

WHIST : WHISTLab est le laboratoire commun de l’Institut Mines-Télécom et d’Orange. Ce laboratoire sans mur, créé en 2009, et s’appuyant sur des équipes de recherche identifié auprès des partenaires (DIM et PIM pour le Lab-STICC) est dédié à l’homme communicant et aux interactions entre ondes et personnes. Il a permis de renforcer les axes de recherche communs entre ces équipes, alliant méthodes numériques avancées, dosimé- trie numérique et expérimentale, jusqu’à la mise en synergie d’outils et de moyens de recherche et d’innovation (calculateur, bancs de mesures, modèles) (http ://whist.institut- telecom.fr). L’intérêt pour le Lab-STICC est d’apparaitre comme un partenaire unique et pleinement légitime sur ces sujets de recherche transversaux, avec une forte attente sociétale, et des stratégies d’innovation forte avec des entreprises partenaires, comme Satimo notamment. La contribution du Lab-STICC dans de nombreux projets ANR (Kid- pocket, Fetus, Merodas, MdP2,..), FUI (Greencom..) et ANSES (Acte, Eviref, Dicer) a per- mis d’ouvrir des relations à l’échelle internationale, notamment Japon et Angleterre, et d’acquérir une visibilité forte à l’échelle nationale sur la thématique (contrats industriels avec Orange, Expertises Cofrac, projets sur les BANs et l’Homme connecté).

LATERAL: Thales et le Lab-STICC collaborent régulièrement depuis 2013. Le montage de ce laboratoire commun de recherche va permettre de renforcer les liens entre Thales et le monde académique et de lancer des projets de recherche amont. Le Lab-STICC est l’un des plus gros laboratoires du domaine en France et offre une diversité thématique très large “du capteur à la connaissance”, ce qui en fait un partenaire privilégié pour Thales. De plus, le Lab-STICC s’est clairement positionné au niveau français sur les nouvelles technologies additives pour les dispositifs hyperfréquences, notamment autour de la mise en forme 3D de matériaux thermoplastiques et composites et de la métallisation sélective 3D et de la caractérisation de matériaux. Cet aspect sera une réelle valeur ajoutée pour le laboratoire commun de recherche de manière à se positionner en rupture scientifique pour les nouvelles technologies de missile. Ce laboratoire commun de recherche va également consolider les projets transverses existants entre équipes de recherche et permettre d’en apporter de nouveaux. Enfin, ce positionnement sur le long terme va permettre au Lab-STICC d’investir plus facilement sur des technologies innovantes et pourra ainsi proposer des projets ambitieux à ses financeurs, tel que la DGA par exemple avec qui il a de nombreuses collaborations depuis quelques années. Pour Thales, ce choix stratégique d’un laboratoire commun de recherche est l’opportunité d’asseoir un volant régulier de R&T avec des ressources dédiées pour traiter ses spécificités et de favoriser le développement d’innovations en rupture grâce au mélange des disciplines et à la collaboration entre industrie et monde académique. De plus, au-delà des bénéfices  techniques, cette collaboration permettra d’attirer de jeunes talents et susciter des vocations pour les métiers techniques.

Partenariats internationaux

Le Lab-STICC est très actif en termes de coopération internationale. Les partenariats indivi- duels, s’appuyant sur le réseau des chercheurs, sont bien sûr très nombreux et sont à l’origine de multiples échanges, séjours ou thèses en co-direction. On citera de telles actions avec le Japon, l’Espagne, la Corée, Singapour, l’Irlande ou encore le Brésil. Nous décrivons uniquement ci-après les partenariats les plus solides et récurrents, et en particulier les relations internationales ayant fait l’objet d’accords plus formalisés.

1 Projet CNRS de coopération internationale (PICS) "SWARMS" avec le Laboratoire AR- CAA de Queensland University of Technology (QUT) sur le thème du calcul embarqué pour l’autonomie des drones. Pilotage : J-Ph. Diguet (Lab-STICC) et D. Campbell (AR- CAA), Budget 7ke/an, durée : 2013-2015, deux rencontres organisées par an en France et en Australie. Le projet vise à associer les compétences de l’ARCAA en matière de drones, de l’équipe MOCS pour i) la conception d’architectures reconfigurables pour le calcul embarqué et ii) l’intelligence embarqué pour le diagnostic et la planification de mission et de IHSEV pour 3) les interfaces de contrôle partagée et donc l’autonomie des drones. MOCS a associé au projet une thèse CDE et une année de postdoc UBO. Le projet consti- tue la base d’un projet ANR accepté en 2015.

2 Partenariat avec Cranfield University (UK) au travers d’actions franco-britanniques , avec d’une part les projets MCM-ITP (Materials and Components for Missiles, Innovation and Technology Partnership), PYRANA et COBRA et avec d’autre part une thèse DGA/DSTL. L’équipe DIM cultive une collaboration fructueuse sur des activités stratégiques portées par la France et le Royaume Uni sur les antennes 3D pour les radars et les auto-directeurs de missiles pour la défense. Y. Quéré a bénéficié d’une délégation DGA de 6 mois, en 2015, sur le campus de Shrivenham.

Une collaboration supplémentaire, en cours de montage, est soutenue par le programme de coopération franco-anglais DGA et DSTL. Cette collaboration concerne la thématique du contrôle de drones en essaim et la reconnaissance de cibles par imagerie 3D laser. La première partie de cette collaboration s’appuie sur une thèse dédiée à l’enrichissement du contrôle des essaims de drones par phéromone artificielle initialement développé dans le projet DAISIE par le Lab-STICC. La seconde partie de la collaboration consiste en un post-doc français séjournant à Cranfield et encadré par le Lab-STICC sur la mise au point d’interfaces homme-machine 3D.

3 Dans le cadre de la signature de l’Arrangement Spécifique (AS) n°42 "Systèmes de Chasse aux Mines-Amélioration de la fonction Reconnaissance Automatique de Cibles" entre les défenses française et canadienne, l’équipe SFIIS a travaillé sur la détection de change- ment entre deux passes sonar en vue de détecter des explosifs artisanaux communément désignés par "IEDs : Improvised Explosive Devices". Cet accord a donné lieu à des échanges de chercheurs : Isabelle Quidu (ENSTA Bretagne, Financement DGA 7 mois) au centre RDDC Atlantique d’Halifax (CA) et Vincent Myers (RDDC Atlantique, 3 mois) à l’ENSTA Bretagne. Il a également abouti à la co-organisation du colloque international ICoURS’12.

4 Collaboration avec l’Algérie et l’Université de Bejaia : plusieurs membres brestois de MOCS (A. Bounceur, B. Pottier, L. Lagadec, J. Boukhobza) ont établi depuis 2010 des liens privilégiés avec l’Université Algérienne de Bejaia grâce au soutien de l’UBO. Après plusieurs séjours en Algérie, cette collaboration s’est poursuivie par l’accueil de nom- breux enseignants chercheurs et étudiants algériens à Brest. En 2015, deux thèses en co-tutelles sont en cours, A. Bounceur participe à un projet international financé par l’algérie (PNR) sur le thème de la cybersécurité, B. Pottier et A. Bounceur co-organisent une école d’été en partenariat avec cette Université.

5 Une collaboration suivie est menée avec la Utah State University dans le domaine de la conception de circuits et d’architectures robustes et fiables. Cette collaboration s’est traduite par un sabbatique sur bourse Fulbright, la participation commune à un projet ANR et un projet Labex CominLabs, à plusieurs échanges de doctorants. Elle s’est également concrétisée par la production de 2 articles en revues, 1 brevet en commun, et l’implication du Lab-STICC dans un projet NSF en cours de demande.

6 Collaboration avec le Vietnam. L’UBO est membre du consortium USTH (http://usth.edu.vn/) et 4 membres du laboratoire contribuent aux cours des Masters ICT (systèmes embarqués et systèmes d’aide à la décision pour l’environnement) depuis 2012. En terme de recherche B. Pottier a établi une collaboration suivie avec l’Université de Can Tho, plus précisément avec l’équipe DREAM (JEAI IRD) dirigée par Hiep Xuan Huynh. Les compé- tences en aide à la décision de l’équipe vietnamienne sont complémentaires des travaux en simulation de réseaux de capteurs développées par l’équipe MOCS à Brest pour des applications environnementales clés : détection des insectes, contrôle des eaux d’élevage dans le Mékong, évolution climatologique, observation des crues, etc. Cette coopération s’est traduite par 3 visites annuelles de Hiep Xuan Huynh et un mois de Prof. invité pour B. Pottier, 1 master Eiffel et 3 bourses de thèse "911” en informatique. Différentes options, dont un dossier STIC ASIE, sont à l’étude pour renforcer cette coopération prometteuse.

7 En mai 2015, le Lab-STICC accompagne Thales dans le montage d’un laboratoire com-mun en Inde qui débute par des thèses co-financées par l’industriel. Initialement centré sur le traitement radar, la collaboration doit s’étendre aux systèmes embarqués. Cette action, entamée en 2015 a été concrétisé en 2016.

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